Jonas Djäder & Maja Knochenhauer,
éd. Rue du monde, dès 5 ans


Alors là, mais quel génie! Jouer avec l’alphabet presqu’à l’infini! Y revenir encore et encore, remarquer un détail passé inaperçu, un personnage qui, à la lettre V, est réapparu ou une histoire qui, au fil des lettres, se profile à celui qui sait observer ou un animal qui, du zoo échappé, s’était dans une lettre réfugié!
Mais je m’emballe…
Dans « La cité des lettres », chaque lettre est un édifice: A pour atelier d’artiste, B pour bibliothèque, C pour château, D pour dépôt-vente etc…


Dans chaque édifice, habitent, travaillent, jouent, étudient, mangent, font du sport des personnages. Et ces personnages voyagent de page en page.
Par exemple, les trois en habits rayés noir et blanc qui observent la dame au chignon gris tailler la pierre dans l’atelier d’artiste du A, chantent au club de karaoké du K, ont mis leurs vêtements à sécher au lavomatique du L, ont volé les œuvres de l’artiste au chignon dans le musée du M, passent faire des courses au supermarché du S avant de se réunir en famille dans la villa du V sauf un qui s’est réfugié dans l’université du U. Et ça avec tous les personnages!


Mais les objets aussi: le trésor du roi que les pies chapardent dans le château a été caché dans le nid du N. Vous voyez le potentiel du truc?!
Sans parler des animaux du zoo que l’on voit fuir derrière la boutique de xylophones du X et qui sont disséminés dans chaque bâtiment selon sa lettre: le tigre sur un quai des transports en commun du T ou le jaguar sous le toboggan du jardin d’enfants. Je vous mets au défi de trouver le wallaby!
Grand coup de coeur pour cet album-jeu-découverte qui est Prix Sorcières 2026





